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Dialyse, greffe : les présidents des sociétés savantes exposent leur nouvelle vision

Mis à jour le jeudi, 10 avril 2014 01:43 - Écrit par Yvanie le jeudi, 10 avril 2014 01:18

Le Pr Philippe Brunet, président de la Société francophone de dialyse et le Pr Bruno Moulin, président de la Société de néphrologie reviennent dans le Quotidien du Médecin du 10 avril 2014 sur la place respective de la dialyse et de la greffe. Une vision partagée, qui correspond très largement aux grandes propositions des Etats Généraux du Rein (EGR). 

Priorité à la greffe

Ils rappellent ainsi que si la dialyse a longtemps été le traitement de référence, notamment parce que la greffe avait de nombreuses contre-indications, ce n'est plus le cas actuellement. Les études de ces dix dernières années ont démontré que la greffe améliore la survie et la qualité de vie de tous les patients (même âgés) et que le temps passé en dialyse est corrélé à de moins bons résultats pour les patients greffés. 

Reprenant les recommandation des Etats Généraux du Rein (EGR), le Pr Brunet indique que "La greffe est aujourd’hui le traitement n°1 de l’IRT : à âge égal et comorbidités équivalentes, tous les patients ont intérêt à être greffés, si possible avant le stade de dialyse".

Informer les patients...

Bien en amont de l’IRT, le patient doit être informé de toutes les modalités thérapeutiques : transplantation, hémodialyse, mais aussi dialyse péritonéale.

La nécessité d’un dispositif d’annonce concerté et de Réunion de concertation pluridisciplinaire (RCP), qui sont également deux propositions majeures des EGR, est évoquée : "la RCP assure une information pluridisciplinaire sur toutes les thérapeutiques de façon ponctuelle mais ne saurait remplacer l’accompagnement, chronophage mais nécessaire, du patient au fil du temps pour évaluer l’évolution de contre-indications, le vécu de la maladie…, explique le Pr Brunet. L’information sur les différents traitements possibles rassure. Elle limite le risque d’échappement au suivi et l’entrée en dialyse en catastrophe (30 % des patients). Le suivi organisé permet aujourd’hui de retarder la dialyse sans danger jusqu’à l’apparition des symptômes".

Le bilan prégreffe initié avant le stade de dialyse

Le bilan prégreffe doit être intié avant le stade de dialyse ce qui permet lorsqu’un donneur vivant est identifié de faire la greffe de façon préemptive comme premier traitement de l’IRC arrivée à son dernier stade. 

Trop de patients sont informés tardivement des possibilités de greffe, après 1 ou 2 ans de dialyse. C’est pour eux une perte de chance. 

Le nombre de patients transplantés augmente de 4 % par an, celui des dialysés de 2 % par an…, expliquent les Prs Brunet et Moulin. Le retour en dialyse est fréquent après plusieurs années de greffe. Cela incite à rester très vigilant sur le maintien d’une dialyse de qualité et le développement de nouvelles techniques. Nous devons optimiser le parcours du patient et sa qualité de vie, sans dichotomie entre greffe et dialyse. 

Économies et meilleure qualité des soins

Chaque greffé fait économiser 65 000 euros à la société à partir de la 2e année (l’année de la greffe revient à 80 000 euros, autant qu’une année de dialyse). Le Pr Moulin précise que "la réalisation de 4 000 greffes rénales/an en France - on en fait 3000 actuellement -, permettrait d’économiser plusieurs dizaines de millions d’euros/an. Cependant, augmenter l’activité de greffe notamment à partir de donneurs vivants impose des moyens supplémentaires pour les centres de transplantation et de néphrologie dialyse. 

D’après un entretien du Dr Sophie Parienté avec le Pr Philippe Brunet, CHU Marseille et avec le Pr Bruno Moulin, CHU Strasbourg.
 

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