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Un accès à la liste d’attente qui reste très inégalitaire selon les régions (Rapport REIN 2016)

Mis à jour le mardi, 10 juillet 2018 11:11 - Écrit par Renaloo le samedi, 07 juillet 2018 05:27

Les Etats Généraux du Rein ont mis en évidence de grandes inégalités régionales dans l'accès à la liste d'attente de greffe. 5 ans après, elles persistent.

Accès des moins de 60 ans

- Seulement 5,5% des patients de moins de 60 ans sont inscrits avant de commencer la dialyse dans le Nord Pas de Calais (5,1% en 2011), alors ce taux est de 21,5% en Midi-Pyrénées. Il existe donc un rapport de 1 à 4 entre la région la plus performante et la moins performante sur l'incription préemptive. 

- Après un an de dialyse, le taux d’inscrits parmi les dialysés de moins de 60 ans n’est que de 20% en Nord pas de Calais (28,8 en 2011), et se situe entre 32 et 37% en Picardie (40,7% en 2011), Corse, Lorraine (44% en 2011) et Alsace (32% en 2011).
Il est respectivement de 49% en Ile de France, 50% en Rhône-Alpes, 51% en Aquitaine et 53% en Bretagne. 

- Après 5 ans de dialyse, les taux d’inscrits parmi les patients dialysés de moins de 60 ans n’est que de 51% en Corse (67,3% en 2011), 55% en Nord pas de Calais (51% en 2011), 61% en Basse Normandie (63% en 2011), 62% en Alsace (donnée non disponible en 2011) et 62% en Champagne Ardennes (63,8 en 2011).

Il est respectivement de 77% en Rhône-Alpes (72,3% en 2011), 78% en Limousin (68,3% en 2011), 80% en Midi-Pyrénées (77% en 2011) et 81% en Ile de France (donnée 2011 non disponible).

Pour les "jeunes seniors" de 60 à 74 ans, les inégalités se creusent encore plus.

- Moins de 1% d’entre eux sont inscrit avant de commencer la dialyse dans le Nord Pas de Calais, contre 8,6% en Pays-de-Loire.

- Au bout de 5 ans de dialyse, plus de 40% d’entre eux sont inscrits en Ile de France, contre moins de 13% dans le Nord Pas de Calais. Le rapport est donc ici de 1 à 3.

La fréquence dans certaines régions de pathologies qui représentent des freins à la greffe (obésité, diabéte, etc.) ne suffit pas à expliquer ces écarts, qui sont considérables, et montrent l'existance de pratiques médicales très variables, dont les patients paient le prix fort. 

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