Identifiez-vous !
Adhérer à Renaloo Faire un don à Renaloo

Powered by Easytagcloud v2.1
Les dernières actualités

Gliflozines : le grand espoir d’un médicament qui ralentirait vraiment l’insuffisance rénale

Mis à jour le lundi, 14 décembre 2020 12:16 - Écrit par Renaloo le lundi, 14 décembre 2020 11:19


Des effets indésirables dominés par les mycoses génitales et l’acidocétose à glycémie normale

Comme les gliflozines sont disponibles dans plusieurs pays depuis les années 2010, il existe déjà un recul important sur leur utilisation en vie réelle en plus des données fournies par les études suscitées.

L’augmentation du glucose dans les urines a fait craindre lors de leur développement un risque élevé d’infections urinaires, qui sont vues plus fréquemment chez les patients diabétiques avec une glycosurie.

L’ensemble des études ont rapporté de façon unanime un risque multiplié par trois à quatre de développer des mycoses génitales, tant chez les hommes que chez les femmes, la plupart du temps non graves et répondant bien à un traitement local.

Concernant les infections urinaires plus graves comme la pyélonéphrite, plusieurs études de grande ampleur en population générale n’ont pas montré d’augmentation du risque.

Cependant, depuis leur introduction aux Etats Unis il a été décrit une augmentation du risque d’une infection cutanée grave de la région génitale, nommée Gangrène de Fournier.

Bien que le risque d’en développer une est augmenté, cet évènement reste extrêmement rare (quelques centaines de cas sur des centaines de milliers d’utilisateurs pendant plusieurs années).

Un second effet indésirable notable est celui d’acido-cétose à glycémie normale. Comme expliqué en introduction, cet classe thérapeutique a la spécificité de favoriser la production de cétones, qui, en cas de présence d’un facteur favorisant associé, comme l’oubli d’une administration d’insuline, le jeun ou la consommation d’alcool, peut déclencher un authentique épisode d’acido-cétose, se manifestant par une fatigue, des nausées et vomissements, des douleurs abdominales notamment, et dont le diagnostic est rendu plus difficile par l’absence d’une glycémie très élevée, présente habituellement dans les formes classiques de ce syndrome. D’où l’importance de mesurer en plus de la glycémie le taux de cétones à l’aide d’un lecteur adapté.

Les autres effets indésirables sont décrits de façon inconstante, en fonction des molécules utilisées et des études.

D’autres données sont donc encore nécessaires pour confirmer leur existence et en déterminer la fréquence. Parmi ceux-ci, détaillés dans la figure 2, on peut évoquer l’éventuelle majoration du risque d’amputation chez les patients atteints de pathologie vasculaire sévère ou du risque de fracture chez ceux avec un capital osseux diminué. 

 

Pour poster un commentaire veuillez vous identifier.