Identifiez-vous !
Adhérer à Renaloo Faire un don à Renaloo

Powered by Easytagcloud v2.1
La greffe à partir d’un donneur vivant

Comité donneur vivant : "Notre rôle principal est de défendre les donneurs"

Mis à jour le mercredi, 15 juin 2011 05:08 - Écrit par Yvanie le lundi, 23 mai 2011 10:35

Comité donneur vivant :  "Notre rôle principal est de défendre les donneurs"

alt

Propos recueillis pour Renaloo par Amandine Charter

Entité décisionnaire, le Comité donneur vivant(1) souffre parfois d’une image décalée. Tout sauf un Tribunal, il s’agit avant tout d’un lieu de parole, d’écoute et d’expression libre pour les personnes en démarche de don.

Pour ses membres, les auditions sont d’abord des rencontres et l’occasion d’entendre, dans la majorité des cas, de magnifiques histoires de vie, comme en témoigne le Dr Alain Tenaillon, membre du Comité donneur vivant de Paris.
Ancien réanimateur et chef du service de Réanimation médicale de l’hôpital d’Évry, le Dr Tenaillon a ensuite dirigé le Pôle « Stratégie-Greffe » à la direction médicale et scientifique de l’Agence de la biomédecine. Il est aujourd’hui membre du Conseil d’orientation de l’Agence de la biomédecine et membre du comité médical de Renaloo.

Renaloo : Comment se passe un comité ?

Dr Alain Tenaillon : Le passage devant le Comité intervient à la fin du parcours du donneur potentiel. Averti par son équipe de greffe, il reçoit une convocation et se présente au rendez-vous souvent un peu anxieux et craignant que sa volonté de donner ne soit remise en cause par des personnes qu’il ne connait pas. C’est la raison pour laquelle nous l’accueillons avec attention.

Nous nous présentons individuellement en veillant à instaurer un climat détendu et amical. Car le rôle du Comité n’est en aucun cas de le juger mais de vérifier qu’il a trouvé, à l’issue de ce long chemin, l’ensemble des réponses dont il avait besoin et que son choix est fait en conscience et de plein gré.

Pour cela, nous lui demandons de nous raconter comment il est arrivé à la possibilité du don, pour ainsi comprendre quelle a été sa démarche, de la genèse à ce jour, ainsi que sa motivation. L’important est de l’aider à ce que ce futur événement s’intègre bien par la suite dans la réalité de sa vie. Autrement dit, nous insistons sur le fait que le don est un passage et qu’il ne faut pas oublier que la vie continue après.

S’ensuit le temps des questions. Pour ce faire, nous reprenons généralement les étapes chronologiquement et apportons des réponses aux questions qu’il n’avait pas encore osé, ou pu poser : les remboursements des frais engendrés par leur don, les possibilités physiques pendant la convalescence ou encore la reprise du travail ou des activités de loisirs après l’intervention chirurgicale. Les risques à court ou plus long terme sont aussi évoqués et dans tous les cas nous accueillons les craintes – il y en a toujours- preuves de la conscience de l’acte généreux que les donneurs se proposent de faire.

Les entretiens durent de 30 minutes à 2 heures, selon les situations. Mais notre objectif reste toujours le même : qu’en sortant, les donneurs potentiels soient rassérénés.

1- 8 Comités donneur vivant existent en France selon le découpage géographique suivant (Nord, Est, Centre-Est, Sud, Ouest, Île-de-France-Centre, Réunion, Antilles-Guyane). Cinq membres le composent : 3 médecins, 1 psychologue et 1 personne qualifiée en sciences sociales.

 

Pour poster un commentaire veuillez vous identifier.