Sras Cov-2 : Diverses réflexions éthiques

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  • #44044
    maviedir
    Participant
    • Petit rein débutant
    • ★☆☆☆
    • 1Message(s)

    Bonjour à tous,

    “Une crise qui s’éternise est une crise qui se normalise”. Il n’a fallu attendre qu’un confinement pour que ce type de propos ne surgisse dans la bouche d’économiste. Concevoir l’avenir de nos enfants dans un monde où 3,5 millions de morts n’émeut plus personne, cela me semble effrayant. Cela l’est d’autant plus que ce chiffre reste sous-évalué. Certains pays, notamment le Chili, l’Inde, le Pakistan, la Bulgarie, la Roumanie (liste non exhaustive), proposaient avant Sras Cov-2 des IRMs post-mortem pour les patients présentant des signes d’AVC. Dans ces conditions, le dépistage, le séquençage, le traitement du Sras Cov-2 ainsi que le dénombrement des morts semble une belle utopie.
    Primum non nocere, Evidence based, continuité des soins, continuité des soins en cas de danger public, interdiction de citer des marques, droit à l’information scientifique en l’état actuel des connaissances scientifiques, consentement libre et éclairé du patient sont les valeurs socles du code de santé publique de la République Française. Ce code nous garantit une qualité de soins optimale, il est le ciment de la confiance “soigné-soignant”. Il s’agit d’un droit qui est opposable. La “perte de chance” n’existe pas juridiquement. En revanche, le refus de soins est considéré comme une obligation du code de santé publique que doit respecter le soignant.
    IRCs, Dialysés, Gréffés, nous ne sommes pas des personnes vulnérables. Cette dénomination favorise l’émergence d’une discrimination liée à notre handicap, à notre maladie. Elle confère le droit aux autorités publiques, à nos soignants, de tester des traitements qui ne correspondent à aucun “goldenstandard”. La notice d’utilisation des vaccins à ARN le stipule : “efficacité, sécurité et immunogénécité (HLA) n’ont pas été testés sur les immunodéficients (rapport bénéfice risque inconnu = absence d’informations/consentement libre et éclairé impossible). En l’état actuel des connaissances scientifiques (evidence based), ces vaccins ne devraient pas être utilisés sur les immunodéficients (primum non nocere). Depuis de nombreuses années, la recherche dans le domaine des traitements à base d’ARNm pose deux problèmes énormes : la pénétration de cet ARN dans la cellule (résolu grâce au cholestérol) et le ciblage cellulaire (non résolu). Dans le syndrome d’immunodéficience acquise (SIDA=lympocyte T4)), le problème est exactement le même. C’est ce qui fait que pour l’heure, aucun vaccin à ARN n’est efficace dans ce syndrome. Plusieurs questions se posent : pourquoi traiter prioritairement les greffés ? Pourquoi l’ensemble des conseils ordinaux de France ont validé un décret visant à protéger les professionnels de santé contre les attaques visant la discrimination ? Pourquoi nos néphrologues ont préféré nous prescrire ce vaccin au nom de la HAS ? Qu’en pense l’agence de biomédecine qui garantit aux donneurs le respect du greffon qu’ils ont offerts ? Comment l’ANSM et l’AEM ont-elles pu valider l’utilisation de ce traitement vis à vis de cette population ?
    Professionnel de santé et greffé, j’ai voulu faire plaisir à mes enfants (enfermé depuis plus d’un an et déscolarisé à chaque rentrée scolaire ou après chaque confinement/vacances car les enfants reviennent de pays hautement contaminés tels que Brésil, Espagne, les Comores) en achetant une terrine aux tomates séchés Jeca. Pris de douleurs violentes avec état fiévreux, mon service de transplantation ne répondant plus depuis 1 an aux urgences (rupture de continuité de soins), cela m’a conduit aux urgences (service COVID). Après concertation (urgentiste et chir. viscérale), la décision a été de me renvoyer à domicile avec antiobiothérapie (sans diagnostic copro) et de prier pour que le week-end se passe bien. Vacciné ou non vacciné, la raison évoquée pour me renvoyer à domicile : risque de décès majoré en unité COVID. Ayant été placé sous antibiothérapie avant copro et potentiellement contaminé à la listéria, il est impossible d’en faire le diagnostic (risque de méningite sous 8 semaines).
    Huit jours plus tard, devant être vacciné pour la première fois, le médecin se demande s’il est bien raisonnable de me vacciner dans ce contexte post infectieux. La contamination à la listeria (bactérie résistante aux antiobiotiques) n’est pas sa préoccupation première. Il faut injecter, injecter envers et contre tout. La fin du plan d’urgence sanitaire doit être effective dès juin. La vaccination est la solution pour remettre les fainéants au travail (retour à la normalité).
    En guise de conclusion, et pour ceux qui auront eu le courage de lire ces quelques lignes, ce virus ayant acquis un pouvoir mutagène aussi important que le VIH, je souhaiterai savoir si quelqu’un a eu en sa possession une étude montrant l’efficacité de ces vaccins contre le B1.617/mutation E484Q et L452R. La référence bibliographique serait fantastique.
    Derrières ces chiffres de mort chez les IRC, les dialysés dont on a refusé la transplantation, les greffés abandonnés par les équipes soignantes, il y a des familles détruites, des vies sacrifiés. Nous ne devons pas les oubliés et nous devons nous battre que l’Histoire ne les oublie pas.
    Vacciné ou non, protégez-vous !

    #44050
    Tom
    Participant
    • Glomérule junior
    • ★★☆☆
    • 65Message(s)

    Bonjour,

    La crise COVID et ses conséquences, directes ou indirectes, sur la santé et tout particulièrement la nôtre (malades rénaux) est une source d’angoisse, pour nous, nos familles, nos proches et la population en général. Il n’y a pas de bonne ou de mauvaise attitude devant cette crise, ni de bonne ou mauvaise question sur les décisions à prendre, qu’elles soient à l’échelle individuelle ou de la communauté, et Renaloo, notamment, nous communique des informations les plus précises et à jour possible, et défend nos droits et notre santé avec des arguments rationnels (notamment sur vaccination, ou la continuité des soins et des greffes).

    Comme je m’efforce de suivre les aspects les plus “techniques” de cette pandémie, j’essaye également de “traduire”, sans simplification excessive, certains résultats de recherche ou décisions sanitaires dans ce forum. Ca reste certainement un peu compliqué, mais les malades qui contribuent à ce forum sont certainement plus au fait de questions de santé que la population moyenne !

    Je suis donc un peu indécis devant ce message d’un nouveau membre, présenté comme des “réflexions éthiques” d’un “professionnel de santé”, mais qui accumule des approximations, des erreurs, des affirmations non démontrées, avec un vernis de termes médicaux qui ressemble à un argument d’autorité qui ne masque pas la confusion globale du propos.

    Par conséquent, je ne sais pas si la question concernant l’efficacité de la réponse des vaccins actuels contre le variant B.1.617 est une vraie question, mais je ne veux pas y répondre sans reprendre avant point par point toutes les erreurs grossières de ce message, et je n’en ai pas le courage pour le moment, car ça prendrait beaucoup de temps…

    Cordialement.

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