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Chaumont – Don d’organes : une campagne pour en parler

15 juin 2004, Journal de la Haute Marne

Une partie de l’équipe de coordination hospitalière a présenté, hier matin, dans le service réanimation, la campagne de sensibilisation au don d’organes.
Organisée par l’établissement français des greffes, la campagne nationale sur le don d’organes aura lieu le 22 juin. A Chaumont, c’est le lendemain que l’équipe de la coordination hospitalière sera présente sur le marché. Objectif : inciter les gens à se positionner.

Il ne faut plus que le sujet soit tabou.” Patricia Konarski, coordinatrice hospitalière des prélèvements d’organes et de tissus à l’hôpital de Chaumont rencontre encore trop souvent de familles qui ne connaissent pas la volonté du défunt. “Beaucoup me disent “on n’en a jamais parlé”. Pour les familles, c’est encore un poids supplémentaire que d’avoir à prendre la décision”, regrette Patricia Konarski. D’où cette ferme volonté de l’équipe de coordination de Chaumont – dirigée par le Dr Patrick Berchet, chef du service réanimation – de participer une nouvelle fois à la grande campagne nationale sur le don d’organes pilotée par l’établissement français des greffes et qui aura lieu partout en France le 22 juin.

Sensibiliser les jeunes

A Chaumont, c’est le lendemain, mercredi 23 juin, qu’une opération de sensibilisation est programmée. Pour mieux aller à la rencontre de la population, c’est sur le marché Voltaire que la coordination installera un stand où elle distribuera divers documents d’information. “Nous sommes en train de travailler à la réalisation d’une affiche spécifique. Nous aurons aussi des cartes postales et des tatous”, détaille Patricia Konarski qui ne cache pas que c’est un public de jeunes que la coordination souhaite principalement toucher.

“Donneur ou pas. Pourquoi est-il si important d’en parler ?”, tel est le thème général de la campagne qui s’annonce. L’hôpital de Chaumont n’est encore à ce jour concerné que par le prélèvement de cornées, “débuté en 2001”, rappelle la coordinatrice. Il n’y a pas d’âge limite pour pouvoir faire don de ce tissu, “il existe encore des contre-indications médicales mais elles ont été allégées début 2004. Par exemple, un défunt qui avait subi de la chimiothérapie peut désormais être un donneur de cornée potentiel alors qu’il ne le pouvait pas avant”, explique Patricia Konarski.

Prélèvements de cornées en hausse

Moins de contre-indications, une sensibilisation accrue des familles ont fait que les prélèvements de cornées ont été en augmentation à l’hôpital de Chaumont en 2003 où 32 défunts ont été prélevés. “Nous avons eu quinze refus de familles et deux autres refus des patients eux-mêmes de leur vivant”, détaille le Dr Berchet.

Faire en sorte que le sujet soit abordable en famille reste le souhait de l’équipe de coordination hospitalière de Chaumont. Laquelle s’est étoffée, comptant désormais cinq personnes, deux médecins et trois infirmières à la disposition des familles pour de plus complètes informations.

Céline Clément

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