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Publication du rapport de la Cour des comptes : le financement de la dialyse sur la sellette

La Cour des comptes s’est autosaisie fin 2013 sur la prise en charge de l’insuffisance rénale. Les résultats de ses travaux sont rendus publics ce jour, à l'occasion de la publication de son rapport annuel.

La Cdc reprend tout d'abord à son compte les grands constats des Etats Généraux du Rein : une très grande hétérogénéité dans l’orientation et la prise en charge des patients, l’insuffisance du recours à la greffe (et notamment à la greffe de donneur vivant), l’orientation excessive vers les modalités de dialyse les plus lourdes, etc.

Pour expliquer cet état des lieux qui pénalise fortement les patients comme l'Assurance Maladie, elle souligne en particulier le rôle des conditions de financement de la dialyse (forfaits perçus par les établissements et rémunérations des néphrologues), qui incitent à privilégier la dialyse en centre, modalité la plus lourde et la plus coûteuse, au détriment des autres.

La Cdc rappelle ainsi que le coût de la dialyse en France est sensiblement plus élevé que dans d'autres pays d’Europe, sans que cela se traduise par des différences de qualité des traitements ou d’espérance de vie des patients.

Au contraire, le rapport souligne sur les effets pervers de cette rentabilité excessive : faible efficacité des stratégies de prévention et de prise en charge des maladies rénales, trop grande précocité de certains démarrages de dialyse, insuffisance de l’orientation vers la greffe.

Les politiques publiques ne sont pas épargnées, puisque le rapport dénonce leur manque de continuité et d'ambition, critiquant notamment les stratégies de développement de la greffe mises en oeuvre par l'Agence de la biomédecine.

Pour faire évoluer la situation, la Cour des comptes formule plusieurs recommandations : meilleure information des patients, rééquilibrage des enveloppes de la dialyse en faveur de la prévention et du développement du prélèvement et de la greffe, remplacement des multiples forfaits de dialyse par un tarif unique, calculé sur la base d’objectifs de qualité et comportant des majorations et minorations en fonction de l'état du patient (âge, autonomie…), afin de "favoriser la prise en charge des patients par les structures les plus efficientes".

> Télécharger le chapitre "insuffisance rénale" du rapport de la Cour des Comptes

> Télécharger la totalité du rapport sur le site de la Cour des comptes

> Voir le communiqué de Renaloo et les réactions des autres structures 

 

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