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Coronavirus : Interdiction des collations en dialyse en raison de l’épidémie - position et propositions de Renaloo

Mis à jour le vendredi, 27 novembre 2020 11:27 - Écrit par Renaloo le mercredi, 25 novembre 2020 06:28

Depuis mars 2020, les recommandations de la société savante de néphrologie prévoient l’interdiction de boire et de manger durant la séance de dialyse pour les patients, au motif qu’ils doivent porter le masque du départ au retour à leur domicile, et durant toute la séance, soit pendant au moins 7 à 8h, sans le toucher, ni le retirer.

Pour cette raison, les collations qui étaient jusque-là servies durant les dialyses ont été supprimées dans la très grande majorité des centres.

✅ Si l'on comprend bien l’objectif de cette mesure, elle reste très difficile à vivre pour les patients(1), qui paient déjà un lourd tribut à l'épidémie(2). 

La dialyse prend beaucoup de temps, la séance est épuisante, elle "donne faim". De plus, cette situation se répète au moins trois fois par semaine et sa récurrence ajoute à sa pénibilité.

Les conséquences sont majeures sur leur qualité de vie et leur ressenti de la dialyse : ils décrivent la faim, les malaises, l’hypoglycémie, les chutes de tension, l’anxiété majeure et la dégradation de leur état de santé provoqués par cette privation, clairement perçue comme maltraitante par bon nombre d’entre eux.

 

(1) Témoignages - « Je viens vous dire mon énorme colère !!! On nous interdit de BOIRE et de MANGER en dialyse. »

(2) Ils ont vécu et vivent encore une anxiété considérable, en partie liée à des conditions de soins dégradées, dont leurs nombreux témoignages attestent.

Leur mortalité en cas de contamination est très élevée 

- En raison de leurs contacts obligatoires et récurrents avec le système de soin, les contaminations sont fréquentes : plus de 7% de l’ensemble des patients dialysés ont déjà été contaminés en France 

- Au-delà de la mortalité immédiate, il existe des enjeux majeurs autour des pertes de chances induites par les défauts et retards d’accès aux soins dont l’épidémie a été à l’origine. L’arrêt des greffes rénales entre mi-mars et mi-mai a entrainé la non-réalisation de centaines de greffes par rapport à 2019 et les difficultés se poursuivent avec la deuxième vague 

- Les séquelles du COVID-19, dont on commence seulement à mesurer la gravité, sont aussi une préoccupation majeure. 

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