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David : l’existence d’un malade résumée par le mot « PATIENT »

Mis à jour le mardi, 13 janvier 2015 04:44 - Écrit par Yvanie le mardi, 13 janvier 2015 04:44

J’ai passé ma vie à attendre dans les hôpitaux les consultations des médecins, dans les laboratoires : les analyses de sang et l’angoisse des résultats, les examens divers (Scanner, Radios et autres IRM et biopsie portant des noms plus barbares les uns des autres…).
Que le temps semble long parfois !!!

Je suis né un 5 juillet 1971, avec une polykystose rénale. C’est une maladie du rein le plus souvent héréditaire, mais qui, pour moi ne l’est pas.

En effet, mon type de polykystose est un cas isolé, il n’y a pas d’antécédent familiaux et pas d’affection sur le foie.

Mais les conséquences de la maladie sont les mêmes. Après un suivi très rapproché de ma naissance jusqu'à l’âge de 15 ans entre les hôpitaux Parisiens et Saint-Quentinois, mon état de santé s’est nettement détérioré et l’hémodialyse a été alors la seule issue (août 1987).

L’hémodialyse consiste à ATTENDRE (encore une fois !!!) qu’une machine filtre votre sang à la place de vos reins pendant 4 heures et ce, trois fois par semaine.
C’est dire l’emprise sur votre temps !!!

Malgré tout ça, j’étudiais, bon gré mal gré. J'ai obtenu un bac F3 (électrotechnique) au grand bonheur de mes parents !!

Puis est venu, très rapidement, l’inscription sur une liste d’ATTENTE pour être greffé…

Paris, hôpital Saint-Louis, janvier 1988. Le coup de téléphone que l’on attend retentit enfin ! Puis c’est la course vers la délivrance… plus de dialyse !!!!

Tout se déroule remarquablement : on m’a offert une nouvelle vie et j’ai décidé d’en profiter. C’est l’été, je pars alors avec quelques copains en vacances. Je me sens tellement libre que j’en oublie mon traitement (les anti-rejets) et c’est la catastrophe. Quelques mois plus tard le rein est détruit par mes défenses immunitaires…

Je me retrouve à nouveau en dialyse en mars 1990 et suis réinscrit rapidement sur liste d’attente pour une nouvelle greffe.

Paris, hôpital Saint-Louis, octobre 1991, le téléphone sonne à nouveau et me voilà reparti pour une nouvelle aventure en espérant que celle-ci soit la dernière…
Hélas, il y en aura encore une en 1998 à Amiens, qui sera fatale pour le foie car elle me transmettra le virus de l’hépatite C et entraînera la destruction du greffon.

De retour en dialyse, je bénéficie d’une double transplantation en octobre 2005 qui, malgré des débuts peu prometteurs marcher impeccablement depuis…

C’est certainement un parcourt atypique mais il ne m’empêche pas d’être heureux et joyeux.

Je vis en couple avec une femme qui a deux filles, j’ai eu une fille d’une première union, et j’ai toujours travaillé malgré les épreuves.

J’aime la photo et j’ai déjà beaucoup voyagé car la découverte d’autres ailleurs me passionne beaucoup.

Saint-Quentin décembre 2014 : j’ai 43 ans et mon prochain projet c’est de continuer à vivre…

 

 


 


 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

1 commentaire
 
+4 # Camille30 - Le 15 janvier 2015 à 04h58
Merci pour votre témoignage tres touchant et constructif.
L'attente et ses fils suspendus c'esttres bie explique .
La photo me semble de mon côté le meilleur moyen de fixer les espaces, les gens dans ce couloir continu..et ces mêmes couleurs qui reviennent
Beaux voyages à venir je vous souhaite
 

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