Mener à bien une grossesse

Mener à bien une grossesse lorsqu’on est greffée ou dialysée

La grossesse d’une femme dialysée est un événement rare, mais possible.
Dès le début de la grossesse, la dialyse doit être intensifiée et devenir quotidienne, pendant toute sa durée.

Malgré ces précautions, les échecs et fausses couches restent bien plus fréquents et les risques beaucoup plus importants qu’après une transplantation : hypertension, aggravation de l’anémie, thrombose, etc.

Les bébés sont souvent prématurés et de très petite taille.

Pour ces raisons, il est en général conseillé aux jeunes femmes d’attendre d’être transplantées avant d’envisager une grossesse.

Une transplantation rénale réussie permet de mener à bien une et parfois plusieurs grossesses, dans des conditions satisfaisantes, à condition que la fonction du greffon soit bonne, même si ces grossesses restent « à risques ».

Il est conseillé d’attendre un à deux ans après la greffe. C’est un projet qui doit être préparé et anticipé avec le médecin expert en transplantation et une équipe de suivi de grossesse. Notamment, des modifications du traitement sont souvent nécessaires : certains antirejets et d’autres médicaments sont à l’origine de malformations du fœtus, ils doivent absolument être remplacés avant la conception.

Le premier trimestre de gestation est une période critique, avec des fausses couches assez fréquentes. Passés ces trois premiers mois, les chances que la grossesse aille à son terme sont très bonnes.

L’accouchement doit être prévu dans une maternité de niveau 3 (qui possède un service de réanimation néo natale). Il peut se dérouler soit par voie naturelle, soit par césarienne. Les bébés sont souvent prématurés et peuvent être de petite taille.

Globalement, la grossesse a peu d’impact sur le devenir de la greffe, à condition que le greffon fonctionne bien lorsqu’elle est mise en route. En revanche, si la fonction du greffon est insuffisante, la grossesse risque d’accélérer sa dégradation et de précipiter le retour en dialyse. Certaines femmes font néanmoins ce choix, qui, à condition d’être éclairé, doit alors être respecté et accompagné.

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Yvanie Caillé,
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