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Les greffes en France : quelques chiffres


Les causes de la pénurie

Pour rester dans un vocabulaire "marchand", on peut dire que la pénurie est la conséquence d'une adéquation entre "l'offre" et de la "demande".

D'abord le nombre d'organes prélevés reste limité. La mort encéphalique reste un rare. De plus, certains phénomènes, comme la politique de prévention routière, diminuent son occurence. Le graphique suivant présente l'évolution des causes de décès des donneurs d'organes en France depuis ces dernières années :

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Ensuite, les voies alternatives, qui permettraient de développer l'activité de greffe (comme la greffe rénale à partir de donneurs vivants ou le prélèvement sur des donneurs décédés après arrêt cardiaque), sont très peu développées en France.  Ces techniques ont pourtant fait leurs preuves dans beaucoup d'autres pays, notamment en Europe (voir à ce sujet les conclusions du séminaire qui s'est tenu à Paris en mai 2009). Les raisons de ce faible développement sont essentiellement "institutionnelles" : à aucun moment une quelconque volonté politique de les promouvoir ne s'est manifestée. Bien au contraire, les différents débats parlementaires (par exemple à l'occasion des révisions successives de la loi de bioéthique) montrent combien les freins idéologiques restent nombreux.

Enfin, le nombre de candidats à la transplantation rénale augmente.

La greffe rénale est en quelques sorte victime de son succès, ses résultats s'améliorent, ses indications s'élargissent et l'épidémiologie de l'insuffisance rénale reste défavorable.

Par exemple, avant 1990, les patients âgés traités par dialyse avaient un accès très limité à la transplantation. En effet, les résultats des greffes réalisées sur ces malades étaient médiocres et la priorité était donnée aux receveurs plus jeunes. Depuis, les résultats se sont beaucoup améliorer et les bénéfices pour ces malades sont devenus considérables. Logiqement, le nombre de greffes réalisées chez les patients de plus de 65 ans progresse régulièrement : en France, en 2008, ils ont représenté 10.2% des patients en attente.

 

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