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Traitements médicamenteux du syndrome des jambes sans repos

20 mai 2005, Le Quotidien du Médecin

Plusieurs types de molécules ont fait la preuve de leur efficacité dans le syndrome des jambes sans repos. La prise en charge médicamenteuse s’adresse aux patients présentant un syndrome invalidant. En cas de forme secondaire, un traitement étiologique devra, bien sûr, être réalisé si possible et les éventuels facteurs favorisants seront supprimés.

Dans l’étude épidémiologique française INSTANT, réalisée sur plus de 10 000 adultes, la prévalence du syndrome des jambes sans repos (Sjsr) a été estimée à 8,5 % de la population, avec une variation importante de la gravité d’un sujet à l’autre. Les patients ayant une forme invalidante, qui vont nécessiter une prise en charge médicamenteuse, représente environ de 1 à 2 % de la population générale adulte. (…)
Différentes molécules se sont révélées efficaces dans le traitement du Sjsr. Les premières sont les benzodiazépines (BZD), avec leur chef de file, le clonazépam.(…) Une étude récente (…) montre que les BZD entraînent une amélioration essentiellement du sommeil et une diminution de la sévérité du Sjsr (…)
Les antiépileptiques ont fait l’objet d’études ” modernes “. Après une étude (…) qui a retrouvé une amélioration objective (…), une seconde étude (…) a montré que cette molécule permet une amélioration très nette du sommeil, significative dès J14, au prix d’une augmentation modérée de la posologie (…). Dans une étude ouverte, la gabapentine s’est révélée plus efficace que la L-dopa chez les patients hémodialysés (…).
Le ropinirole est le seul médicament à disposer d’une AMM dans cette indication. Une étude (…) a prouvé son efficacité. Elle se traduit par une amélioration jugée importante à très importante de tous les paramètres du sommeil et de la vigilance (…). Des publications positives existent aussi pour d’autres agonistes dopaminergiques. Le pergolide s’est révélé efficace à la fois sur les plans objectif et subjectif dans une étude (…)
La L-dopa, associée à un inhibiteur de la décarboxylase (benserazide), peut aussi être proposée. Dans une étude (…), la L-dopa à posologie basse a donné des résultats significatifs sur la sévérité du Sjsr, les phénomènes du sommeil, la qualité de vie et les mouvements périodiques avec, toutefois, une remontée de l’index des mouvements périodiques à partir de la sixième heure (…). ” Dans la pratique quotidienne, la résurgence du syndrome dans la seconde moitié de la nuit pose problème puisqu’elle nécessite d’augmenter les doses ou de donner de la L-dopa à libération prolongée. “
Les opioïdes sont peu utilisés en France et n’ont fait l’objet que d’un petit nombre d’essais. (…). Le Dr Neau souligne que, ” en cas de formes sévères à résistantes, les opiacés peuvent être entraîner un soulagement certain, avec un effet persistant à long terme et un faible potentiel d’addiction “. Enfin, chez des patients ayant un Sjsr réfractaire à tout traitement, la méthadone a donné des résultats corrects (…). ” Elle peut a priori être indiquée en cas d’échec des agonistes dopaminergiques. “

Communication présentée à la réunion de la Société française de recherche sur le sommeil

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