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Cortisone et greffe de rein : en 2017, en prendre ou pas ?

Mis à jour le lundi, 17 avril 2017 12:08 - Écrit par Renaloo le lundi, 17 avril 2017 11:22

Depuis des années, la question se pose de la nécessité ou non de la cortisone au long cours après une greffe de rein.

Souvent redoutée par les patient-e-s, la cortisone a en effet de nombreux effets indésirables, notamment à long terme : elle augmente les risques de prise de poids, d’ostéoporose, d’infections, de diabète, cardio-vasculaire, de glaucome et catacte, de fragilisation des muscles, d’insomnies, de troubles de l’humeur, etc.

Les recommandations internationales précaunisent depuis 2010 un arrêt de la cortisone chez les patients "à faible risque" au cours de la première année après la greffe. 

En pratique, les stratégies des équipes françaises sont très diverses, certaines maintenant « à vie » une dose journalière de cortisone, d’autres tentant chaque fois que c’est possible de l’arrêter.

Une étude récente, baptisée HARMONY et réalisée en Allemagne, pourrait bien faire évoluer les pratiques. Elle a consisté à comparer deux populations de patient-e-s greffé-e-s du rein (615, issus de 21 centres, en tout), à faible risque immunologique, prenant tou-te-s du mycophénolate (cellcept), du tacrolimus (prograf) et de la cortisone.

Pour la moitié des patient-e-s, la cortisone a été arrêtée 8 jours après la greffe, tandis que pour les autres, elle a été poursuivie.

Un an après la greffe :

- L’arrêt de la cortisone n’a pas provoqué d’augmentation des rejets aigus et n’a pas eu d'impact sur la survie des greffons.

- moins d’un quart des patient-e-s qui avaient arrêté la cortisone avaient développé un diabète, tandis que ce taux atteignait près de 40% chez ceux qui continuaient à en prendre.

Si quelques années de suivi seront encore nécessaires pour montrer l'évolution à long terme, sur les complications cardio-vasculaire par exemple, ou encore sur la survenue de rejets chroniques, cette étude semble bien montrer qu'il existe des avantages à arrêter la cortisone après la greffe chez les patients à faible risque immunologique.


 

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