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Le récit


Au bloc !

On me laisse finalement dans une "salle d'attente" un peu lugubre, malgré son plafond représentant un ciel bleu et des montgolfières… J'y passerai les trois prochaines heures, en attendant qu'on vienne me chercher.

Les futurs opérés se succèdent à mes côtés, une dame fait même une crise de larmes avant d'être rassurée par son chirurgien. Quant à moi, je trouve le temps long. Je me demande ce qui peut bien se passer. Mon angoisse s'intensifie peu à peu, d'autant que personne ne vient m'expliquer ce retard. Les brancardiers finissent par me proposer un magazine et je me retrouve à feuilleter une publication consacrée au rock, qui ne me passionne pas vraiment… Mon esprit est ailleurs, je m'imagine des tas de raisons plus terrifiantes les unes que les autres qui pourraient expliquer cette longue attente.

J'apprendrai quelques jours plus tard qu'une petite tumeur, indétectable lors des examens pré-greffe, a été trouvée sur le greffon. Il a donc fallu l'analyser pour déterminer qu'elle était bénigne avant de procéder à la greffe. J'aurais aimé que quelqu'un vienne me dire que tout allait bien, que le prélèvement s'était bien passé.

Soudain, mon anesthésiste, que je n'ai jamais rencontrée auparavant, et dont j'ai beaucoup de difficultés à me rappeler le visage aujourd'hui, arrive dans la pièce. Elle se présente, et m'annonce qu'on va m'emmener pour qu'elle puisse m'endormir. Je me glisse sur un chariot, et je suis conduite dans une pièce qui me semble très (trop) petite pour être une salle d'opération.

Tout va très vite, on me met les bras en croix, des électrodes sont posées sur ma poitrine, un tensiomètre sur ma cheville droite (entre la FAV et la perf, plus de place sur les bras…), un masque à oxygène sur mon visage… L'anesthésiste me pique sans rien me dire (j'ai horreur de ça). Je sens une violente brûlure dans mon bras droit qui irradie jusqu'à l'épaule au moment où elle injecte l'anesthésiant. Je dois grimacer sous mon masque, car j'entends finalement sa voix : "Ca peut vous brûler un petit peu, ne vous inquiétez pas, vous allez vous endormir…".
C'est exactement ce qui se produit.

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Yvanie Caillé,
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