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Un peu d’histoire : la Greffe


Le temps des grandes premières

A la fin des années 60, la transplantation rénale se développe.

Jean Dausset a jeté les bases de l'appariement HLA, Térasaki, à travers la découverte du crossmatch, a permis d'éliminer les donneurs strictement incompatibles, la réanimation des patients en état de mort cérébrale a acquis une base légale, des solutions de conservation des organes apparaissent, le maniement des corticoïdes, de l'imurel s'améliorent…

A partir de cette période, les transplantations vont se diversifier et s'étendre à différents organes :

  • En 1966, à l'université du Minnesota à Minneapolis, premier succès d'une greffe rein pancréas par le Professeur Lillehei.
  • En 1967, premier succès d'une greffe cardiaque par le Dr Christian Bernard à Cape Town, en Afrique du Sud.
  • En 1967, à Denver (USA), premier succès d'une greffe de foie par le Dr Thomas Starzl.
  • En 1981, à Stanford (USA), premier succès d'une greffe d'un bloc cœur-poumons par Norman Shumway et Bruce Reitz.
  • En 1983, à Toronto (Canada) premier succès d'une greffe d'un poumon unique.
  • En 1986, à Toronto (Canada) premier succès d'une greffe de deux poumons par le Dr Joel Cooper.
  • En 1989, à Chicago (USA) premier succès d'une greffe de foie à partir d'un donneur vivant.
  • En 1990, à Stanford, premier succès d'une greffe de poumon à partir d'un donneur vivant (la mère du receveur).

 

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1 Commentaire

  • Bonjour,
    Quelqu’un connaît il exactement comment l’azathioprine fut découverte ?
    J’ai une version qui demande à être corroborée:
    Durant la Grande Guerre (14/18), les Allemands utilisaient une arme redoutable contre les soldats Français : le gaz moutarde.
    Bien des années plus tard, un médecin remarqua un fait curieux. Tous les survivants présentaient la même anomalie : le nombre anormalement bas des globules blancs.
    Après maintes recherches et recoupements, il se rendit compte que tous ces patients avaient été exposés au gaz moutarde. Il définit alors quels éléments composaient ce gaz et une fois retirés tout ce qui était mortel à court terme, il réssit à isoler un nouveau principe actif qui effectivement faisait baisser les globules blancs sans pour autant tuer leurs propriétaires. L’azathioprine venait d’être découverte. Et ce fut un grand pas dans l’histoire de la transplantation rénale.
    Je me souviens que pendant très longtemps, l’Imurel était conditionné dans un flacon en verre, et sur la notice de l’époque, il était fait mention de ne pas trop manipuler les comprimés et de se laver les mains ensuite…
    Depuis, la formule a été améliorée et présentée sous un nouveau conditionnement, en plaques pelliculées de 25 comprimés chacune.
    Pour ma part, après 34 ans d’absoption quotidienne, le principal effet indésirable est la formation d’hématomes énormes dès que je me cogne un peu fort, au niveau des jambes principalement, ce qui me conduit régulièrement à l’hôpital pour les drainer le plus rapidement possible, afin d’éviter toute infection. Mais l’ intervention est courte, peu douloureuse (en général sous rachi-anesthésie), et je trouve que ce n’est qu’un petit prix à payer pour continuer à vivre “normalement”.
    Voila mon petit grain de sel dans l’histoire de l’azathioprine… Vrai, faux ? Merci de me faire part de votre avis et de rapporter d’autres versions de l’origine de l’Imurel. 🙄

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